Par Anaïs Briec

Grâce à Pentagon Papers, Steven Spielberg livre un film historique furieusement d’actualité. S’il est de bon ton de critiquer la politique américaine actuelle, il était urgent pour Spielberg de rendre, à travers l’écran, toute sa noblesse au droit à l’information et à la femme.

À l’heure d’internet et d’une information instantanée constante, il nous ramène à une presse révolue, celle de la fin des années 19 60. Il filme avec talent le suspens, la tension et la frénésie qui accompagne un bouclage, une publication. Pentagon Papers va plus loin encore en vulgarisant un épisode de l’histoire américaine pour rendre son propos accessible à tous.

Meryl Streep parfaite

Katherine Graham (Meryl Streep, parfaite), à la tête du Washington Post, est une femme dans un milieu d’hommes. Elle s’associe à son rédacteur en chef Ben Bradlee (Tom Hanks) afin de révéler les manœuvres de quatre présidents qui ont piétiné la constitution américaine à coups de mensonges et de manipulations pour déguiser les fondements et la conduite de l’intervention américaine au Vietnam.

Au péril de leur carrière et de leur liberté, ils vont se battre pour « faire de l’information un droit pour les gouvernés et non pour les gouvernants ».

Leçon de démocratie

Sur fond de concurrence avec le New York Times, de pression financière, de menace de la cour suprême, Pentagon Papers transporte au cœur des rouages du pouvoir. Le film est aussi un formidable portrait de femme engagée.

Spielberg est brillant dans sa réalisation qui, même si elle est un peu trop manichéenne, donne toute sa place au quatrième pouvoir. Une leçon de démocratie qui vient durement tacler la présidence de Trump et qui place la vérité au cœur du débat. Courez-y !

Source: Cote Quimper Bretagne

Merci de partager cette annonce sur vos réseaux.